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1 ordinateur le Sam 11 Déc - 18:19

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Selon Nicolas Carr, la fréquentation quotidienne et prolongée de l'ordinateur a des conséquences sur la marche même de son esprit

Notre psychisme peut être bousculé par un usage de plus en plus fréquent des nouvelles technologies.

«Au XIXe siècle, Charcot, Freud et leurs collègues voyaient des hystériques partout. Aujourd'hui, les psychiatres n'en ont qu'après les troubles de l'attention», commente avec un léger amusement le psychologue Yann Leroux. Ce passionné de cyberpsychologie et de jeux vidéo pourrait en effet bien résumer l'air du temps: nos capacités de concentration et d'attention sont l'objet d'études nouvelles.

Pourquoi un tel intérêt? Les nouvelles technologies, bien sûr. Leur usage généralisé, omniprésent et parfois immodéré, nous amène à nous interroger sur ce qui peut, malgré les alertes mails, les textos ou les sonneries de portables, rester concentré en nous, capable de mener une tâche intellectuelle sur la durée et de résister à toutes sortes de distractions futiles. Une denrée qui viendrait à se raréfier?

Telle est en effet la question soulevée telle une bombe par Nicolas Carr, spécialiste américain de la blogosphère et d'Internet ayant osé se demander dans la revue The Atlantic il y a deux ans «Google nous rend-il idiot?». Son article, aussi argumenté que singulier, osait mettre des mots sur des sensations que de plus en plus d'internautes ressentaient.

«La lecture est devenue une lutte»
Carr y avouait que sa fréquentation quotidienne et prolongée de l'ordinateur avait des conséquences sur la marche même de son esprit: «Auparavant, me plonger dans un livre ou dans un long article ne me posait aucun problème. (…). Ce n'est plus que rarement le cas. Désormais, ma concentration commence à s'effilocher au bout de deux ou trois pages. Je m'agite, je perds le fil, je cherche autre chose à faire. J'ai l'impression d'être toujours en train de forcer mon cerveau rétif à revenir au texte. La lecture profonde, qui était auparavant naturelle, est devenue une lutte.» (1)

Cette difficulté décrite par Carr est celle qui naît de la tension entre plaisir différé (si je tiens ma concentration sur le long terme et dans l'effort, j'en ressors grandi, plus fort et capable d'une plus grande attention aux autres et à mon monde intérieur) et plaisir immédiat (grâce au zapping et au papillonnage cérébral, je suis sans cesse stimulé, je ne tiens pas en place et me sens plus vivant… tant que ces stimulations se répètent).

En Amérique du Nord, de nombreuses études sont venues corroborer ce que Nicolas Carr avait avancé. En France, une enquête récente (2) a révélé que le temps de concentration continue des Français au travail était de plus en plus restreint.
On y apprenait qu'il ne serait pas possible de s'appliquer à une tâche plus de 12 minutes sans être interrompu par la messagerie interne, les messages instantanés, les SMS et toutes sortes d'alertes.

Serions-nous tous menacés par le fameux TDHA (trouble déficit de l'attention-hyperactivité) qui, jusque-là, était diagnostiqué chez les enfants agités? Le psychiatre François Bange, l'un des premiers psychiatres à s'intéresser aux déficits d'attention chez les adultes -il est l'auteur, avec Marie-Christine Mouren, de Comprendre et soigner l'hyperactivité chez l'adulte (Dunod)-tient à différencier cette pathologie d'une simple tendance sociétale: «Bien sûr, de nombreux contemporains peuvent se reconnaître dans les descriptions d'hyperactifs: ils ont du mal à rester assis, à tenir une conversation sans l'interrompre lorsque leur portable sonne, à oublier ce qu'ils étaient en train de faire il y a cinq minutes… Mais ce qu'il faut comprendre c'est que l'hyperactivité chez un adulte existe depuis l'enfance et a souvent une composante génétique. Elle génère une impression désagréable de tension intérieure qui n'a pas forcément de lien avec l'environnement. De plus, est hyperactif celui qui en souffre et s'en plaint.»

Des techniques de méditation

Et paradoxe: l'usage des nouvelles technologies participe de l'arsenal thérapeutique contre ces troubles de l'attention: «On apprend aux patients qui souffrent de ce syndrome à utiliser un agenda électronique, par exemple. Quant aux enfants hyperactifs, le recours cadré aux jeux vidéo avec un thérapeute pour augmenter leur capacité de concentration permet de bons résultats.»

Est-ce un hasard? L'autre approche thérapeutique qui «monte» depuis quelques années dans le domaine des sciences cognitives est la «pleine conscience» (mindfulness). Inspirée des techniques de méditation bouddhiste, elle postule que l'attention à soi et à ses mouvements intérieurs (pensées, émotions…) à travers des temps réguliers de pause et de silence permettrait de venir à bout de la dépression ou de l'anxiété. On n'en a donc pas fini de prêter attention aux pouvoirs de l'attention.

(1) Traduction réalisée par Penguin, Olivier et Don Rico sur le site Framablog.

(2) Résultats de l'étude Sciforma, juillet 2010 (4.150 salariés interrogés du 15 au 25 juin 2010).

http://www.institutmanavit.com/

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